Famille Vantongeren

 

Célèbre dynastie liée au développement de l'industrie papetière dans la région d'Angoulème, elle a possédé et bâti de nombreux moulins à papiers dont les plus célèbres existent encore aujourd'hui, Ars, beauvais, et d'autres ont été transformé au fil des siècles en industries modernes.

De naissance, on est le plus souvent banquier chez les Vantongeren et pour envisager un mariage avec eux il vaut mieux être fille de banquier ou à défaut posséder quelques moulins dans les bagages de la dot.
Toutes ces fortunes sont au service de l'industrie en plein essort qui va prospérer sur trois générations Hollandaises.

Au premier : François Vantongeren
Né à Amsterdam et banquier comme il se doit, François Vantongeren s'instale en France dans des conditions honnêtes : notaire royal à Angoulème. En juillet 1672 il obtient la naturalisation Française.
Il épouse Dame Gautier (ou Gaultier) qui lui apporte le moulin de Beauvais et de Chez Martin, dit aussi moulin double, ancien moulin à farine transformé en 1610 par jean Gaultier.
François a une fille, Marie, qui épousa un Baquement, et un fils Pierre, banquier de naissance, qui se maria avec Marguerite Régnier, fille de Léon, banquier à Rochefort et Marie de Bonnegens. Léon était fils de Claude régnier qui avait acquis en 1606 la chatellerie de Cougoussac.
Pour bien suivre l'histoire , il ne faut pas perdre de vue que ce Pierre là,  décédé en 1760  est Seigneur de Cougoussac, Conseiller du roi et Président trésorier de France à Limoge (charge valant 48 288 livres), on dira simplement président.
Il n'eut qu'un fils (1710- 1752) autre Pierre, celui ci Président au Présidial d'Angoulème, qui se maria en 47 avec Magdelaine Le Musnier. Il eut le temps de faire trois enfants, Léon , Alexandre et Dame Marie Magdelaine Vantongeren qui épousera René Annibal de Roffignac.
Magdelaine Le Musnier survivra à son mari et épousera en deuxième noce Balathier.

Pour être complet, il convient d'ajouter quelques noms intra ou extra familliaux, qui ont plus ou moins influé les destinées.
Maître Charles de Bonnegens, avocat, juge et sénéchal de Charente, curateur de Marie Anne Régnier. François Montus, banquier, conseiller perpétuel du corps de la ville d'Angoulème, tuteur de la dite. Quelques oncles Régnier, à l'avenant conseiller du roi, secrétaire au parlement de Bordeaux, juge par ici, magistrat par là.
Le Comte de Montberon, oncle des trois derniers enfants. Rien à dire, il avait un moulin.
Enfin, celui qui conduira longtemps les affaires au delà des aléas des décés, des veuves trop seules, des enfants trop jeunes, celui qu'on peut nommer l'ami de la famille et secrétaire perpétuel : Durand.

En gros, voilà donc les personnages établis. Mais pour comprendre le développement des affaires, il faut bien mémoriser les dates des décés qui, caprices de la nature aidant, n'ont pas respectés la chronologie normale. Et là ou ça se complique, c'est que on est souvent resté en indivision et que les partages des successions n'ont pas été fait aux moments les plus auportuns.

L'épouse de François, Marie Gauthier vivra jusqu'en 1742.
Pour Pierre (le Président) se sera en 1760 et sa femme, Marguerite Régnier en 1765.
Le deuxième Pierre, fils du précédent, mourra avant son père, le premier novembre 1752. Sa veuve remarièe contestera plus tard la part de son héritage.
Pour les trois enfants, Léon était héritier universel.de son grand père. A son décés en juin 1768, c'est son frêre Alexandre qui récupère ce privilège, privilège de courte durée puisque la soeur Magdelaine se retrouve vite seule et dernière héritière. Mariée à Annibal de Roffignac, ils discuteront quelque peu la répartition des biens depuis trois géhérations.
Tout cela a quand même  l'avantage de nous transmettre de gros et savants documents qui permettent de suivre le détail des affaires Vantongeren.
 

                                                           A suivre ...